Amaurosa

RÉSERVÉ AUX ADULTES
Nippone friponne
.

« Ainsi Chii parlait-elle la langue de Molière presque aussi bien que celle de Mishima. Elle peignait comme Degas et Hokusaï. Était capable d’affronter de front, à mains nues ou au poignard, jusqu’à trois sbires rompus à l’embrouille. Pratiquait à l’envi l’onanisme avec ou sans artifice précieux. Savait embrasser à la nipponne ou en french kiss, toutes les parties du corps susceptibles de l’apprécier chaleureusement. Léchait goulûment avec le même enthousiasme juvénile n’importe quel sexe moite de n’importe quel genre grammatical, pourvu qu’il n’y eût pas de pénétration forcée. Son père contrôlait à distance d’un œil critique averti les progrès de sa fille en ces matières hétérogènes, sans hiérarchie préconçue. Quand ils étaient seuls, il l’appelait tout bas : ma petite chobits, par allusion aux ordinateurs possédant une intelligence artificielle très avancée. Il la souhaitait digne dans les plaisirs les plus outranciers, et souriante dans l’adversité la plus perverse. Il pleura cependant sans retenue toute une dynastie d’impassibilité lacrymale,  comme un gosse plein de chagrin, quand Chii lui apprit le sourire aux lèvres son soudain malheur. »

Amaurosa, José Noce, nouvelle, collection Culissime
€ 0.99

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La couverture est un détail d’un tableau de Bernard Kowalak

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