Petites morts

L’héroïne évoque avec son amant toutes les folies passées d’une sexualité sans entrave.

Jean repose sa main sur mon genou, elle remonte tout doucement sous ma robe. J’interromps mon récit, j’écarte mon autre jambe et je caresse ma cuisse, à l’intérieur. Jean me laisse faire, c’est ce dont il a envie, je le sais. Je le connais si bien. Il ne quitte pas mes mains des yeux, et moi, c’est son visage que j’observe. Derrière les rides, derrière la peau trop pâle et les cheveux blancs rasés court, je devine le Jean d’avant. Le Jean de la force de l’âge, les tempes grises et le corps athlétique. Mon Jean.
Il retrousse ma robe, passe ses doigts sous ma culotte qu’il fait glisser le long de mes jambes.
— Tu seras mieux.
Il recule et s’installe au pied du lit pour mieux voir. Pour mieux m’apprécier. Je sens la chaleur dans mon entrejambe, je me caresse très légèrement. Je suis mouillée.

Marie Vindy offre ici un récit en miroir. Les mots du récit se mêlent aux désirs du présent pour faire ressurgir un passé brulant. Quelle vitalité érotique !

Petites morts, Marie Vindy, nouvelle, collection Culissime, 2.99 €
EAN 9791023407716 

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