Le dernier jour d’un condamné

De Victor Hugo à Robert Badinter, retour sur un combat pour l’abolition de la peine de mort à travers leurs textes… 

Il est dix heures.
Ô ma pauvre petite fille ! encore six heures, et je serai mort ! je serai quelque chose d’immonde qui traînera sur la table froide des amphithéâtres ; une tête qu’on moulera d’un côté, un tronc qu’on disséquera de l’autre ; puis de ce qui restera, on en mettra plein une bière, et le tout ira à Clamart.
Voilà ce qu’ils vont faire de ton père, ces hommes dont aucun ne me hait, qui tous me plaignent et tous pourraient me sauver. Ils vont me tuer. Comprends-tu cela, Marie ? Me tuer de sang-froid, en cérémonie, pour le bien de la chose ! Ah ! grand Dieu…

S’il est un artisan historique de l’abolition, c’est bien notre Victor national. Ce grand bourgeois, sensible à la misère du temps, à la férocité du système pénal, fut pugnace et constant. Il fallut le mûrissement des années et le cheminement à bas bruit dans les têtes et les cœurs des arguments et des raisonnements où se mêlèrent également : compassion et croyance en l’homme. Et un siècle et demi les séparant, on pourra lire également deux discours, celui de Hugo en 1848, et celui, mémorable, de Robert Badinter, alors Garde des Sceaux en 1981. 

Le dernier jour d’un condamné, Victor Hugo, et autres textes, avant-propos Franq Dilo, collection Noire sœur – Perle noir, 3.99
EAN 9791023407907

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