Minette

Alphonse Momas, avec Minette, aborde le sujet des langues vivantes… et autres joyeusetés…  

[…]Oh ! les pensées des femmes, dans ces journées d’été, où les insectes eux-mêmes ont le toupet de parler d’amour !…
Et Hélène avait vingt-cinq ans !…
Elle était belle, ai-je besoin de le dire ? et faite comme la Vénus Aphrodite… Des seins ! oh ! de ces seins grassouillets et fermes, dont le développement faisait la joie des vieux beaux, quand elle apparaissait, décolletée à la vierge, dans les salons de la place B…
Pourquoi ne gardez-vous pas cela pour l’intimité ? lui avait, un jour, demandé son mari, lorsque, seins nus, devant la glace de sa toilette, elle couvrait leurs rondeurs chéries d’une imperceptible poudre nacrée…
— Ce serait dégoûtant, avait-elle carrément répondu.
Le fait est que ça l’aurait été… Livrer d’aussi beaux seins aux mains décharnées d’un mari, c’eut été idiot !… Et si ce mari avait été présentable, au moins. Ah ! bien oui ! […] 

« Nous voici donc devant l’origine du monde cher à Gustave Courbet, coiffé d’une toison ou glabre, selon les gouts du brouteur ou de la brouteuse. La caresse pratiquée avec la langue sur la minette figure au palmarès du plaisir. Expression du désir, effluves intimes, chaleur, goût, tout concourt à retrouver cette animalité des préliminaires préludant à la fusion des corps. » (extrait de l’avant-propos d’André Lacaille et d’Ava Ventura) 

Minette, Alphonse Momas, roman, avant-propos d’André Lacaille et d’Ava Ventura, collection Culissime – Perle Rose, prix 4.99 €
EAN 9791023408577

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