Rien de plus doux

De l’amour à la haine alimentée au feu de la jalousie…

ALICE AVAIT COMMENCE à craindre Bastien des semaines plus tôt, peut-être un mois, quand graduellement, son comportement s’était obscurci et qu’il s’était renfermé.
Elle n’en avait pris conscience qu’en sentant son ventre se serrer jusqu’à lui faire mal, chaque fois que Bastien restait silencieux. La peur, comme un serpent lui mordant les entrailles ; elle avait pris tant de place qu’elle avait affecté ses menstruations.
Elle avait désormais peur de son mari comme certains tremblent à l’idée de se baigner en haute mer ; non parce que c’est profond, mais parce la couleur de l’eau couvre les dangers qu’on pourrait trouver en plongeant.
Rose se débattait doucement dans ses bras ; elle fourragea dans le soutien-gorge de Maman, et Alice dit, juste assez fort pour que Bastien l’entende :
« Eh bien, petite chérie, tu as déjà faim ? »

Un tiers haineux qui détruit la sérénité d’un mari aimant, la jalousie qui déborde et pourrit tout, racontée par un maître es-noirceur. Brixtel écrit l’amour avec une lame de rasoir… Un style au couteau…

Rien de plus doux, Gaëtan Brixtel, nouvelle, collection Noire Sœur, prix 2,99 €, 9791023409086

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